A notre arrivé, quand je t'ai vu avec tout les tuyaux, j'ai cru être dans mon pire cauchemard mais au moins tu étais en vie, dans un hopital qui a une bonne réputation, pour moi tu étais entre de bonnes mains.
Le jour même tu es parti en caisson hyperbarre, d'après eux tu avais bien réagi. Le lendemain, encore du caisson et tu as eu un EEG (électroencéphalogramme), les résultats n'était pas bon, il était pas plat mais très ralenti.
Le 9, encore du caisson mais quand je suis arrivée auprès de toi mon Chouchou, j'ai ressenti que je t'avais perdu, je l'ai même dit à papa mais j'ai bien vite chassé ce truc. Non mon amour tu es un battant tu va t'en sortir.
Le 10 un EEG, encore pire que le précédent, plus ralenti. Ce n'est pas possible pour moi il y a une erreur, c'est pas possible autrement.
Puis l'IRM, ils nous disent qu'il n'y a plus d'espoir, que tu ne sortira probablement jamais de ton coma, que tu sera polyhandicapé toute ta vie, en état végétatif, que tu auras plus conscience de ton entourage, même plus de toi même. Le monde s'écroule, j'ai envie de tuer les médecins sur le champ. Ils se trompes, ils sont carréments fous, comment peuvent ils dir des bétises pareils. Papa et moi on s'arrêtera pas là. Les médecins nous parlent de soins palliatifs, du retrait du respirateur, ils nous disent qu'ils ne savent pas si tu respirera de toi même. Je leur est dit "le 1er qui touche à ton respirateur finira en état végétatif lui aussi, il devra me passer dessus"
Papa et moi on se couché tard, après être rentré de l'hopital où on restait toute l'après midi avec toi, on faisait des recherches sur internet, on prenait des renseignements, on cherchait des grands neurologues, on en a trouvait 1, un médecin très gentil qui a répondu à toutes mes questions. j'ai demandé le double de ton dossier pour lui envoyer mais lui aussi disait la même choses que les autres. On gardait toujours espoir car tu te battais mon Chouchou n'amour.
On a aussi envoyé ton dossier dans un grand hopital à paris, mais là aussi, pas d'espoir.
On ne voulait pas renoncer, on aurait été n'importe où si il y avait même rien qu'une petite chance de te sauver.
Tout les jours on venait te voir, les médecins nous ont proposé de te prendre dans nos bras, ça parrait rien quand notre enfant va bien mais là, de t'avoir dans mes bras, j'en ai pleuré, pouvoir sentir ton petit corp contre moi, biensur il fallait faire extrèmement attention mais des moments que celui là son tellement agréable car le temps nous est compté, au fond de moi je profite de ses moments autant que je le peux.
Lorenzo est venu te voir, tu avais les yeux ouvert, pour lui tu faisais juste un gros dodo les yeux ouverts, il t'a dit combien il t'aime, qu'il veut que tu revienne à la maison. Ce jour là, les medecins on retiré ta morphine pour que la neurologue voit comment tu réagis. Quand on est entré dans la chambre, tu bougais dans tout les sens, tu avais mal, tu souffrais, tu te tordais, que c'est horrible de voir son enfant dans cet état de souffrance.
On a du prendre la décision de débrancher ton respirateur, on ne savait pas si tu aurais respiré de toi même ou non. Le retrait se fera le 26 décembre.